Bureaux
ZAC Paris Rive Gauche
75013 Paris

Vue de la façade
© Francis Soler Architecte
L’opération de la rue Olivier Messiaen, sa constitution.
L’opération de la rue Olivier Messiaen, à Paris, se situe à proximité du bâtiment dit des « Frigos », sur la parcelle inscrite située entre la rue Neuve Tolbiac et la rue Primo Levi. Elle fait face à un massif ensemble immobilier dessiné par Norman Foster, au sud, et à l’étrange monolithe des Frigos, au nord.
L’opération se compose de trois bâtiments de destinations différentes qui s’attache à la côte haute de la parcelle (43 nvp moyen). Ces bâtiments sont posés sur un socle qui couvre l’ensemble de la parcelle (ou presque) et qui s’attache à la côte basse de la parcelle, au droit de la cour actuelle des Frigos (34 nvp moyen).
Le premier bâtiment, le plus important d’entre eux, est un immeuble réservé à un programme de bureaux, libre d’aménagement, et présentant un commerce à rez-de-chaussée. Long de 48 m environ, large de 19 m environ et haut de 8 étages au dessus du rez-de-chaussée, il aligne ses façades principales sur la rue Olivier Messiaen et sur la rue Neuve Tolbiac. Une de ses deux grandes façades s’ouvre au nord/est sur la cour des Frigos.
Le deuxième bâtiment, de taille moyenne, est un immeuble destiné à recevoir des locaux de production et de création pour artistes (ateliers). Il est libre d’aménagement et présente également un commerce à rez-de-chaussée. Long de 38 m environ, large de 9 m ou 14 m (suivant sa position sur la rue Primo Levi) et haut de 6 étages, 4 étages ou 3 étages, suivant qu’on situe en haut de la rue Primo Levi ou au droit de la cour des Frigos, il s’attache sur la rue Olivier Messiaen, au droit de laquelle il s’écarte de 8 m du premier bâtiment, pour ouvrir des vues, depuis la rue, sur l’intérieur de l’opération et sur les Frigos. Sa façade principale, qui regroupe ses accès principaux, accompagne la rue Primo Levi. Son autre grande façade s’ouvre au nord/ouest sur le parvis en terrasse de l’opération.
Le troisième bâtiment, le moins important d’entre eux en taille, est un immeuble de 3 étages, au dessus d’un rez-de-chaussée réservé à un commerce qui prend sa façade principale sur la rue Neuve Tolbiac. Il est destiné à accueillir un programme de petites ou moyennes entreprises, des activités libérales ou des commerces de grande distribution. Il est libre d’aménagement. Long de 18 m environ, et large de 11 m environ, il borne la parcelle au droit de la tour cylindrique des Frigos.
Le socle de l’opération, sur lequel se posent les trois bâtiments principaux est un ouvrage qui se pose sur le plan bas de la parcelle, qui sont au droit du sol de la cour des Frigos. C’est un ouvrage qui occupe la totalité (ou presque) de la parcelle concernée. Il regroupe un programme d’ateliers, un parc de stationnement de 93 places affectées au programme de bureaux, l’ensemble des stationnements deux roues et les locaux techniques de toute l’opération. A ces éléments, s’ajoutent 2 étages complémentaires de surfaces qui sont réservées aux petites et moyennes entreprises. Ils sont placés sous le niveau du commerce de la rue Neuve Tolbiac et ouverts sur la cour des Frigos.
Les locaux deux roues et poussettes destinés aux bureaux sont accessibles de plain pied par l’entrée du parking depuis la rue Primo Levi. Ceux qui sont destinés aux ateliers sont accessibles par la cour des Frigos au niveau le plus bas, grâce à une rampe en passerelle qui permet d’échapper à la côte PHEC de 34,65 nvp. Par ailleurs, dans le respect du PPRI, seul le sous-sol de stationnement est en dessous de cette côte et inondable.
Un jardin, situé au droit de la cour des Frigos, complète l’opération. Il lie les ateliers au sol naturel et augmente l’impression que produisent les espaces libres de l’opération pour repousser, le plus possible, l’espace vide de la cour.
L’architecture de l’opération, son dispositif urbain.
L’ensemble immobilier de la rue Olivier Messiaen constitue un fragment urbain homogène, bien qu’il soit composé de trois ouvrages, séparés les uns des autres, et posés par circonstance géographique, sur un socle. A la différence du bâtiment des Frigos et de l’immeuble de bureaux de l’avenue de France, qui se situent de part et d’autre de la parcelle, sur la rue Neuve Tolbiac, l’opération propose moins de densité, plus de transparence urbaine et davantage de légèreté d’écriture qu’ils n’en proposent.
Les trois bâtiments placés, en effet, sur les limites périphériques de la parcelle, dégagent des vues intérieures qui mettent en perspective les Frigos ou certaines de leurs propres façades, qu’un îlot fermé aurait rendu secondaires. Là, tout est majeur. Tout devient principal. Les failles, ouvertes sur la rue Neuve Tolbiac et sur la rue Olivier Messiaen, articulent le projet avec la ville. Elles le rendent pénétrable et vivant. La lumière s’invite dans toute l’opération qui, ainsi composée, ne produit que peu d’ombres sur les propriétés voisines.
Les bâtiments, bien que de différentes tailles, sont semblables du point de vue de leur forme principale. Leurs façades sont similaires quant à leur composition, leur rythme et leurs assemblages. Elles ne se distinguent, les unes des autres, que par les valeurs secondaires qu’apportent des éléments complémentaires (stores, couleurs des verres dépolis, volets intérieurs) aux composants de premier plan comme les châssis, les remplissages vitrés et les passerelles de maintenance.
Chaque élément qui constitue la façade, en se répétant horizontalement et verticalement, est composé d’un encadrement principal de 5,84 m de long et de 3,46 m de haut. Trois volumes de verre se superposent. Le plus bas (l’allège) et le plus haut (l’imposte) sont dépolis. Le volume du milieu, placé à hauteur des yeux (quand on est debout ou quand on est assis) est un vitrage clair. Deux châssis sont ouvrants. Deux châssis sont fixes. Une passerelle de maintenance de 80 cm d’épaisseur s’accroche au niveau du profil bas des châssis clairs. Elle fait le tour de tous les bâtiments, à chaque étage, et sans exception.
Placés en séries verticales et horizontales sur les planchers des immeubles, ils couvrent l’ensemble des plans de façade de l’opération, faisant varier très légèrement leurs dimensions, suivant les variations de trames ou d’altitudes de planchers que nécessite chaque programme. Ces variations constituent des vibrations qui restent perceptibles quand on cumule les perspectives qu’offre le dispositif urbain. Elles saisissent le soleil et la lumière de manière hétérogène, fournissant à l’œil des sensations fines et légères.
Les effets dépolis du vitrage de façade, cumulés dans l’espace de perception d’un promeneur regardant les immeubles sur une ligne diagonale, mettent les bâtiments dans une perspective translucide, qui les rapprochent davantage de la pigmentation ouateuse d’un ciel parisien que de la matérialité pesante d’un sol goudronné. Les passerelles masquent les verres clairs. Elles laissent aux vitrages dépolis, la prédominance de l’écriture générale des ouvrages.
La démarche environnementale proposée pour l’opération, ses objectifs
Cette opération s’inscrit dans une démarche environnementale inédite pour Paris puisque l’objectif fixé par le maître d’ouvrage pour satisfaire aux recommandations de la ville se situe au niveau des performances énergétiques fixées par la norme RT 2005, améliorée de 20% pour l’immeuble de bureaux, situé rue Olivier Messiaen.
Il s’agit en effet d’obtenir la certification « NF Bâtiments Tertiaires Démarche HQE ®» avec, en ce qui concerne la cible 4, le label THPE (Très Haute Performance Energétique). Tous les calculs et toutes les simulations possibles ont été faites, en améliorant la qualité des équipements techniques pour inscrire véritablement le projet dans une économie d’énergie conforme, dans ses objectifs, à la RT 2005 augmenté de 20% dans ses performances.
VINCI IMMOBILIER
(Ile-de-France)
Autres intervenants de la Maîtrise d'ouvrage :
SEMAPA | Aménageur
Mandataire :
Francis Soler
Paris (75006)

Bureaux
IMMEUBLE DE BUREAUX
ZAC Paris Rive Gauche
75013 Paris
Date de livraison prévisionnelle :
Novembre 2010
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Vue de la façade
© Francis Soler Architecte
Vue d'intérieur
© Francis Soler Architecte